Vendredi 15 février 2013 5 15 /02 /Fév /2013 14:43

 

discrimination à l'école mort par suicide d'un élève lettre ouverte au principal du collège de l'élève suicidé

ne plus inverser coupable et victime

 

 

 

Lettre ouverte au principal du collège de Bourg-St Maurice.

 

 

Monsieur le Principal du Collège St Exupéry de Bourg Saint-Maurice,

 

 

Après le suicide du jeune Mathéo, treize ans, élève de cinquième dans votre établissement scolaire, je ne puis que réagir vivement en disant que maintenant, ça suffit.

 

 

Ex membre de la grande communauté éducative, je ne puis que m'insurger devant l'irresponsabilité des structures éducatives dans cette affaire, laquelle aurait dû être réglée en deux coups de cuillère à pot, dès les premiers signes de persécution bien réelle de cet enfant par des camarades qui ayant besoin d'être recadrés, sévèrement punis même, mis devant leurs responsabilités, mais qui ne le furent jamais, parce que tout ce que vous avez fait, ce qui se fait toujours très lâchement dans ce cas là, c'est d'inverser la culpabilité, en faisant passer le problème pour un problème d'intégration de la jeune victime.

On marche sur la tête, Monsieur le principal : ce jeune garçon était vicitme, pas coupable, le problème n'était pas lui !

 

Pouvez-vous désormais refuser de considérer ce point évident et essentiel ?


Mathéo était là, étudiait, et il ne faisait du mal à personne, mais les autres lui faisaient du mal, les autres se liguaient contre lui, à x contre un seul; voilà le simple énoncé de cette vérité, mais en considérant que le problème c'était lui, vous le condamniez à une vraie double peine, et finalement, et je me place dans son ressenti que je connais bien pour avoir moi aussi été élève persécutée, et en plus, avoir été maman d'une élève persécutée, vous de la communauté éducative, vous avez pris faits et causes pour les persécuteurs, et n'avez fait qu'encourager tacitement ces derniers, lesquels redoublèrent donc de violence en toute impunité.

 

Oui, l'instruction à la notion de bien et de mal, de nuire ou de ne pas nuire, de tout ce qui fait qu'on peut ou non vivre en société est en cause elle aussi, et qui sinon la structure éducative, est en charge au sein de l'établissement ?

 

Qui, sinon le chef d'établissement est en charge de la sécurité des élèves, non seulement au sein de l'établissement, mais en éliminant au sein de l'établissement toute cause qui pourrait mettre un élève en danger, y compris à son domicile ? Oui, le problème de la persécution  des camarades de l'établissement, forcément était ramené chez lui par l'élève, car on ne change pas de psychologie en rentrant chez soi, et on ramène le mal qu'on nous a fait et qui pousse au suicide ! Oui le problème était donc bien dans l'établissement et à régler en son sein en agissant sur la cause, les persécuteurs.

 

Ce que vous auriez été à même de faire est d'une simplicité incroyable et vous ne l'avez pas fait.

 

Pouvez-vous, vous chef d'établissement, méconnaître à ce point la psychologie des adolescents dont vous avez la charge ? Une bonne et saine compréhension de la situation vous aurait permis de faire ce qu'il suit, dès la classe de sixième, et Mathéo aurait été un adolescent épanoui.

 

Vous ne dirigez pas un établissement de banlieue, mais un établissement de montagne, où à peu près tous les élèves sont issus d'un substrat commun, et en bonne connaissance du milieu éducatif, je peux vous garantir que beaucoup de vos confrères principaux de collèges de banlieue, aimeraient échanger votre poste avec le leur !

 

Voici ce qu'en pareille situation il convient de faire, et je vous garantis qu'il n'y a aucune autre façon de régler ce genre de problèmes :

1) Dès la sixième, demander à cet élève de dire exactement ce qu'il se passe et qui le persécute, ce qu'on lui dit, ce qu'on lui fait; préalablement, rassurer l'élève : personne ne lui fera rien au contraire, s'il dénonce ceux qui lui créent des difficultés, car ce sont eux qui ont tort et pas celui qui subit;


2) Le lendemain matin, dès le premier cours de la classe où se trouve l'enfant persécuté, dès qu'élèves et professeur sont installés, aller dans cette classe; faire asseoir les élèves, et appeler devant vous tous ceux qui sont en cause dans la persécution de leur camarade, ce, qu'il y en ait quinze ou trois, c'est pareil; dire haut et fort les faits qui leur sont reprochés, et leur dire que c'est immoral et inadmissible, et que vous avez décidé de les sanctionner; devant tous, vous leur interdisez de proférer ou d'écrire, y compris via internet et facebook, la moindre parole mauvaise à l'égard de ce camarade ou de quelque autre que ce soit, et vous leur interdisez d'avoir le moindre acte malveillant, la moindre brusquerie envers ce camarade ou quelque autre que ce soit; vous leur dites que pour avoir agi ainsi, lâchement groupé contre un seul, ils ne montrent rien de bon quant à leur valeur; vous annoncez devant tous, la sanction consistant en :

- Trois mois de travaux d'intérêt général dans le cadre de l'établissement, du genre, ramasser détritus dans la cour, ranger les chaises sur les tables avant de quitter le dernier cours de la journée, laver les tableaux de toutes les salles en fin de journée et vider les corbeilles à papier, et pour le meneur, vous ajoutez le nettoyage parfait des toilettes; en outre, vous imposez à ce meneur de faire un exposé sur le respect d'autrui, et de le faire en compagnie du camarade persécuté, avec obligation pour le meneur de faire son méa culpa dans cet exposé, et d'essayer de se mettre à la place de son persécuté, mais aussi d'exprimer son regret et d'inscrire dans cet exposé, les qualités de ce camarade.

Pour les autres mis en cause, leur faire écrire l'aveu du mal qu'ils ont fait et à qui, et leur faire exprimer leurs regrets, et afficher ces documents sous vitrine en un lieu visible de tous, sous l'énoncé des faits et de la sanction y afférant.

 

3) Par ailleurs, en tant que principal, je convoquerais immédiatement tous les parents de ces élèves persécuteurs, et non pas individuellement, mais ensemble; je leur exposerais la situation, les sanctions prises, et celles à venir si cela devait se reproduire, et je demanderais aux parents d'ajouter des sanctions de leur côté, dont la privation d'internet durant une longue période.

 

Je vous garantis qu'une fois cela fait, ceux qui auront été debout devant les autres, mis en cause pour leurs actes mauvais envers leur camarade, auront la honte de leur vie et perdront tout statut de leader dans la classe, et l'élève persécuté relèvera la tête, et si on le menace, il vous le dira.

 

Il vous appartenait d'agir ainsi pour la sécurité de cet enfant, mais qu'avez-vous fait, sinon inverser la culpabilité et faire porter un poids plus lourd encore à l'élève persécuté, donnant ainsi toute licence de faire le mal à ses persécuteurs ? En cela, où se situe votre sens des responsabilités et votre simple bon sens, tout simplement ?

 

En enlevant toute possibilité à cet élève de se redresser dans son amour-propre, vous l'avez condamné, sans qu'il n'y ait quelque mauvaise volonté de votre part, bien entendu, mais vous avez tout pesé et tout disposé à l'envers !

 

On le discriminait parce qu'il était roux, moi ce fut parce que j'étais malvoyante et que je portais alors de grosses lunettes, tout en étant une élève brillante, et pour ma fille, seulement pour cette seule dernière qualité de surdouée, mais dont on disait qu'elle ne s'intégrait pas, parce que les autres la persécutaient, et le résultat, c'est la dégradation de l'image de soi. Je me suis relevée, parce que j'ai un caractère bien trempé, parce qu'au collège, j'ai d'une seule main, avec une force incroyable, poussée par l'adrénaline, soulevé de terre l'un de ceux qui ricanaient de moi, jour après jour, mais lui n'était qu'un pantin et les meneuses étaient quatre ou cinq filles, seulement en réglant son compte au garçon du lot, le plus fort physiquement, j'ai muselé une fois pour toutes tout le groupe.

Il n'y avait pas internet à l'époque, et trop d'élèves sont actuellement pourris par leurs camarades sur facebook, et il faut que facebook supprime les comptes des jeunes qui font du mal à leurs camarades par ce biais; les chefs d'établissement doivent agir en ce sens.

 

Il est plus facile de faire le mal que de faire le bien, n'est-ce pas ? De même, pour ceux qui ont charge éducative, il semble sans doute plus facile de laisser faire le mal en fustigeant qui en est victime, plutôt que de sanctionner ceux qui font le mal. C'est exactement comme de mettre en prison les filles violées dans certains pays, voire, les condamner à mort, tout en laissant courrir les violeurs !

 

Que vous le vouliez ou non, c'est bien cette logique qui fut appliquée durant deux années au jeune persécuté, tandis que ceux qui faisaient le mal pouvaient continuer.

 

Monsieur le principal, voilà la triste réalité : votre élève, le jeune Mathéo est mort parce qu'il était roux, et que selon ses camarades, cela ne lui donnait pas le droit de vivre !

 

Peut-être auriez-vous réagi autrement, si au lieu de la caractéristique "roux", le motif de sa discrimination avait été "noir de peau"...

 

Là, vous auriez pris conscience de la nature des faits, là, vous auriez déclaré la chose inadmissible; là vous auriez aussitôt sévèrement sanctionné les meneurs, vous seriez intervenu devant la classe ! Là vous auriez rassuré un jeune Mathéo de race noire, n'est-ce pas ? En aucun cas vous n'auriez évoqué, peu ou prou, de manière directe ou indirecte, des "difficultés d'intégration".

 

Hélas, ce n'était qu'un blanc, qu'un roux, on n'avait pas là de la discrimination puisqu'il n'était pas issu de "la diversité".

 

Jamais il ne vous est venu à l'esprit que l'élève était discriminé ?

 

Faut-il y voir la preuve évidente des ravages d'un conditionnement "politiquement correct", qui amène à ne plus avoir de vrai discernement et c'est grave ?

 

En tout état de cause, Monsieur le principal, et sans oublier le respect que je dois à vos fonctions et à votre personne, sans porter d'accusation car tout ceci est significatif de l'air du temps, je pose tout de même ici la question de votre capacité à exercer une charge, en méconnaissance et de la psychologie des enfants et des adolescents, et de la psychologie de groupe et de masse. Cette question je la pose non pas contre une seule personne qui serait vous, mais contre l'Education Nationale, qui ne forme pas du tout se personnels ces aspects de la psychologie dynamique de groupe, et des ressorts de la persécution vraie par une groupe, contre un individu.

 

Sans doute pensiez-vous qu'il suffisait que le chargé de vie scolaire étudie le problème pour que celui-ci soit réglé ?

 

Là, je gage qu'il y a plus faute qu'erreur de votre part. Votre collaborateur avait le devoir de vous parler de cette situation, et vous de prendre des mesures disciplinaires immédiates à l'endroit de ceux qui agissaient mal et de protéger ainsi l'élève victime. Cela vous ne semblez pas l'avoir fait.


Sur un navire, le capitaine est seul maître à bord, et dans un collège, le principal est seul maître à bord. Croyez-moi, nombre de mes amis furent ou sont encore principaux ou proviseurs.

Aucun de ces amis n'aurait laissé une telle situation perdurer. Tous auraient immédiatement sanctionné les fautifs.

 

Mathéo est mort, parce que ce qui pouvait et devait être fait, ne l'a pas été.


Ce n'est pas une accusation à votre endroit, mais mon sentiment, le sentiment de tous ceux qui furent des élèves stigmatisés parce que différents sur un point ou un autre, par jalousie souvent, le sentiment de tous les parents dont l'un des enfants fut ainsi traité, et les mauvais traitements infligés à des élèves viennent aussi du silence éducatif devant les rackets de toutes sortes, de la part d'autres élèves qu'on ne veut surtout pas, quant à eux, stigmatiser.

 

Cette société n'a que trop fâcheuse tendance à inverser les rôles des victimes et des coupables, et ce, nous venons une fois de plus de le constater avec amertume, avec colère, devant la mort d'un enfant, parce qu'il était roux; demain, on sera ainsi discriminé pour avoir la peau trop blanche, pour être blond...

 

On ne dirige pas un établissement scolaire en toute légèreté, et il y faut de l'autorité, de la fermeté.

 

Je pense, Monsieur le Principal, qu'après cette mort, vous vous posez des questions, et je n'aimerais certes pas être à votre place, mais vous posez-vous vraiment les bonnes questions, et ces questions ne sont-elles pas celles que toute notre société à la dérive totale, en perte de tous vrais repères, doit impérativement et sans délai se poser ?

 

Puisse votre conscience vous éclairer.

 

Puissiez-vous à partir de cette expérience, faire changer les choses et ouvrir les yeux de vos collègues chefs d'établissement, et par la présente, je vous appelle à cette réflexion incidente.

Je plains les parents de cet élève, car eux, ils vont culpabiliser après avoir déjà souffert énormément des conséquences de la non sanction des persécuteurs !

 

Personne ne peut plus leur rendre leur fils.

 

Avez-vous des enfants, Monsieur le Principal ? Quel aurait été votre ressenti à la place des parents de Mathéo durant les années qui viennent de s'écouler, et estimeriez-vous qu'en ce cas votre enfant serait le problème, ou penseriez-vous qu'il est victime ?

 

Je fais appel à l'empathie, simplement; vous pourriez être le père de l'enfant poussé au suicide.

 

Cordialement.

 

Une ex fonctionnaire titulaire de l'Education Nationale, jetée de l'institution pour sa trop grande honnêteté, sans revenu depuis, et qui attend toujours d'être réhabilitée depuis vingt-deux années.

 

A cette occasion, merci à Mr Jospin, alors ministre de l'Education de ne pas avoir tenu sa promessse écrite à mon endroit, de rétablir ma situation !


 

Par Marie ROCA - Publié dans : Coup de gueule.
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