Samedi 31 mai 2008

Chanson bardique  poésie bardique  bardes  druidisme  
chamanisme celte  celtes.

 

Terre sauvage

 

Chanson bardique ; paroles et musique Marie Roca 



Terre sauvage, par-dessus l’eau sur les rivages,

ton visage, a la beauté des nuages.

 

Sur des murs de glace, d’étranges rapaces

Brisent le silence, et te font l’offense

De te dépouiller, de ta majesté,

Sans comprendre,

Sans attendre…

 

Terre fertile, je t’ai vue dans les crues du Nil

Terre utile, loin des lumières de la ville

 

Des murs de béton, ont laminé ton

Long chemin de vie pour les peuples qui

Comptaient avec toi, vivaient près de toi

Au fil des jours,

depuis toujours…

 

Terre sauvage, où l’Orénoque fait sillage

Se dégagent, les chantiers et le saccage.

 

Pour faire du profit, on désertifie

On acidifie, et on incendie

La terre d’Amazone, devient une zone

Où on tue la vie,

sans préavis.

 

Terre sauvage, ce soir la lune est sans visage

Terre sans âge, j’ai soif de tes paysages.

 

Sous un oranger, dort un étranger

Aux rêves d’argent, cet homme indigent

Sait lever les yeux, parcourir les cieux

Sans attendre,

sans comprendre.

 

Terre sauvage, par-dessus l’onde je voyage

Sans bagage, je suis l’oiseau de passage.

Par Marie ROCA - Publié dans : Poèmes bardiques.
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Samedi 31 mai 2008

Voyance  voyance guidée  paranormal  surnaturel

 

Tiercés



Mon père jouait tous les dimanche au tiercé, avec un voisin. De bon matin, ils « étudiaient » les pronostics pour chaque cheval, compte-tenu de son palmarès, de son jockey, de son entraîneur, du terrain du jour, du handicap imposé au jockey.

 

Je devais avoir huit ans ; un matin, je me lève et je dis à mon père, de jouer tel, tel et tel numéros. Les deux hommes éclatent de rire, car les chevaux en question étaient des toquards !

 

Vint le moment des résultats, à la radio, car nous n’avions pas encore la télévision. Les trois toquards furent gagnants. Qu’un toquard soit à l’arrivée, soit, mais trois, et qu’en plus je les donne dans l’ordre…. Le rapport fut de 60 000 Francs soit plus de 9000 €. A l’époque, il n’en fallait guère plus pour construire une belle maison sur 2000 m2 de terrain. Nous aurions quitté notre petit logement HLM, un rêve que mes parents ne purent jamais réaliser. Le dimanche suivant, mon père m’obligea à lui donner trois numéros. Je lui dis que ça ne marchera pas si on demandait. En effet, au moment des résultats, ils furent déçus, et ils conclurent que le dimanche précédent, ce n’était qu’un hasard si les numéros que j’avais donnés étaient gagnants.

 



Le dimanche suivant, troisième dimanche donc, je demandai à mon père de jouer trois numéros, mais là, il m’envoya promener, disant que le hasard ne se produit pas deux fois ; j’insistai, affirmant que ce tiercé rapporterait encore plus que deux semaines plus tôt, mais il ne voulut rien savoir. Pour me faire plaisir il marqua mes trois numéros sur le coin du journal.

 

Lorsqu’à dix-sept heures, le résultat des courses fut donné, je vis pâlir mon père et le voisin. Mes trois numéros étaient à l’arrivée, dans l’ordre une nouvelle fois, et le rapport fut cette fois de 70 000 Francs, soit environ 10 700 €.

Ce fut la consternation ; ils me regardèrent sans comprendre. Comment avais je pu comme ça, leur donner deux fois en quinze jours le tiercé gagnant, dans l’ordre, avec à chaque fois les pires toquards à l’arrivée, de sorte que les gains étaient records ?

 

Notre vie aurait changée, si au moins l’une des deux fois, mon père avait écouté une vérité qui sortait de la bouche de son enfant.

 

Même si on dit jamais deux sans trois, cette fois, cela ne se reproduisit plus. En ma vie adulte, je n’ai aucune chance côté argent… Ce serait même tout le contraire !

Par Marie ROCA - Publié dans : Mes vécus.
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Samedi 31 mai 2008

Eléments  chamanisme  paranormal  surnaturel

 

 

Le souffle de vent…


 

Parmi les choses « étranges » que j’ai toujours su faire sans qu’on ne me les apprenne, il en est une dont je fis naguère la démonstration à deux personnes.

 

Je leur ai montré que je peux déclencher le souffle de vent et le stopper à volonté, mais c’est une expérience limitée, et qui ne fonctionne pas tous les jours. Je sais aussi qu’on ne peut ni ne doit pas en abuser.

 

Il ne s’agit pas d’une illusion, mais de quelque chose qui fonctionne vraiment et qui n’est pas long à faire. Les deux personnes qui en furent témoins, hors les membres de ma famille qui ne s’étonnent plus de rien, ne sont pas crédules, ces témoins ont une culture scientifique. Ils en sont restés pantois. Ce que j’avais fait était si simple qu’ils ont essayé à leur tour, mais sans succès.

 

Parfois le ciel est calme ; il n’y a aucun souffle ; je vais étendre mon linge à l’extérieur, alors comme un cadeau pour sécher mon linge, un vent léger se lève.

 

Petite fille,au jardin, je faisais parfois la même chose, par jeu. Je me souviens d’un autre enfant qui s’était montré très méchant envers moi, parce que lui ne parvenait pas à ce résultat.

J’ai également montré aux deux observateurs, que si je tenais ma main au-dessus des feuilles de mon aubépine, le rameau se mettait à bouger, mais uniquement ce rameau, et pas les autres. Ils essayèrent et n’eurent aucun résultat.

 

Cela fait partie des choses qu’un jour on m’a interdit de faire, tout comme les prophéties, qui me valurent des gifles, lorsque j’étais enfant, et qui se révèlent aujourd’hui exactes.

« Chassez le naturel, il revient au galop ! »

 

Tout est revenu….

Ce don est du même ordre que celui qui permet de détecter l’eau, dont j’ai déjà parlé.




Je sais, en d’autres temps, chacun y serait allé de son fagot…

 

Par Marie ROCA - Publié dans : Mes vécus.
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Vendredi 30 mai 2008

Vies antérieures  souvenirs de vies antérieures  réincarnation  spiritualité  âme  destin.  surnaturel  paranormal

 

Le feu

 


En ce samedi de fin d’automne, un bon feu était allumé dans la cheminée. Jo, treize ans, ami de mon fils du même âge était chez nous. Mon fils s’absenta un moment.

 

Jo était mal à l’aise, comme à chaque fois que le feu était allumé dans la cheminée. Je l’invitai à venir discuter un peu ; il s’assit à ma droite sur le canapé, placé sous le puits de lumière.



Soudain, comme en une transe, il se mit à décrire une scène ; il se voyait et se sentait jeune homme au Moyen-âge, dans un village. Il conversait et riait avec des amis au centre du village. Soudain, des flammes s’élevaient d’une maison en bout de village. Il se précipita ; c’était la maison de sa petite amie ; elle périt dans l’incendie et il ne put rien faire. Il se sentit coupable de n’avoir rien pu faire. Jo avait le front en sueur et il pleurait en racontant ; il revivait la scène. Je crus qu’il en avait fini, et je lui pris la main, mais il enchaîna sur une scène au seizième siècle, et cette fois, c’était sa fratrie, son père, sa mère qui décédaient dans l’incendie de la maison, tandis que lui au-dehors était épargné.

 

Voilà la raison pour laquelle le jeune Jo était si mal à l’aise devant les flammes d’un simple feu de bois dans la cheminée.

Il se sentait deux fois coupable de n’avoir pu sauver les siens d’un incendie, deux fois coupable d’être vivant, alors que les siens étaient morts.

 

D’une autre manière que par le feu, sa vie actuelle lui resservait le plat pour qu’il tire la leçon qu’il n’a pas  de pouvoir sur le destin de ses proches, et que par conséquent, il ne doit pas culpabiliser s’il ne peut empêcher leur mort.

 

Son frère que je vais nommer Julien avait trois ans de plus que lui. Vers l’âge de sept ans, on le découvrit leucémique ; Jo, qui allait sur ses cinq ans, étant compatible, fut donneur de moelle osseuse pour son frère. L’état de santé de son frère s’améliora et Julien sembla guéri ; à quatorze ans, Julien fit une rechute, connut de nouveau l’hôpital, les chambres stériles, les ponctions… Une seconde greffe avec Jo pour donneur fut évoquée. Pour Jo, ce fut une situation de crise ; il fallait son accord, mais il ne parvenait pas à le donner, disant : « La première fois, ça n’a pas marché.. »

Nous fûmes plusieurs à le convaincre que ce qu’il avait fait la première fois était génial, et que s’il le faisait, même si au final ça ne marchait pas, il pourrait se dire qu’il aurait tout fait pour sauver son frère. Il donna de nouveau sa moelle. Les années qui suivirent furent terribles pour cette famille ; l’état de santé de Julien ne cessa de décliner ; il connut de gros problèmes pulmonaires graves pour lesquels il fut opéré ; le décès advint. Jo culpabilisait, disant :

«  Je n’ai même pas pu sauver mon frère ! »

Je lui ai dit :

«  Qui a fait mieux que toi pour le sauver ? Qui par deux fois a accepté de donner sa moelle, ce qui n’est pas une partie de plaisir, pour le sauver ? Tu es celui qui a le plus fait pour Julien, et lui il le savait et il le sait là où il est. Il voulait étudier, alors lorsque tu travailleras, ce sera aussi pour lui, lorsque tu réussiras, tu lui dédieras cette réussite. Tu n’es pas coupable, au contraire Jo ; contre le destin de ton frère, tu ne pouvais rien. Tu as ta vie, et tu la rendras plus brillante encore, par cette expérience, parce que tu as connu tout cela. »

 

Mes paroles le réconfortèrent.

Jo est en première année de médecine et il travaille dur. Son objectif ; devenir chirurgien en neurologie. Il nous a dit :

« Je n’ai pas pu sauver mon frère, mais je veux par ma profession, sauver le plus de monde possible. »

 

La leçon est admise : on ne peut parfois pas sauver ses proches, quoi que l’on puisse tenter pour le faire, car le destin de chacun existe.

 

Jo a décidé de compenser en essayant d’avoir une profession à partir de laquelle on peut sauver des gens. L’objectif était sans doute le même pour l’équipe qui soigna Julien. Jo comprendra que là aussi, il ne pourra pas sauver tous ses patients, mais seulement ceux dont le destin était de triompher de la maladie.

 

Par Marie ROCA - Publié dans : Mes vécus.
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Vendredi 30 mai 2008

Forêt magique en Bretagne  Brocéliande  vécu surnaturel  paranormal  celtes

 

Magie du soir en forêt bretonne

 

 

 

Brocéliande évoque Merlin,  la fée Viviane, des sites enchanteurs.




D’autres forêts sont enchanteresses, et non loin de Brocéliande, il en est une où j’eus un vécu particulier, la même semaine que celle de ma découverte du visage d’Esus sur l’écorce d’un arbre.

 

La nuit n’était pas loin de tomber lorsque nous nous y sommes promenés. Quel calme. Pas le moindre souffle ; nous étions seuls en forêt.

 

Soudain, je m’éloignai de ma petite famille, et seule je suivis mon intuition. Je parvins à une grande pierre, presque enfouie sous la végétation. Je ne bougeai plus ; sentant des présences, je fermai les yeux. Je tendis la paume de main ouverte, ayant toujours les yeux clos. Quelque chose tomba sur ma main. J’ouvris les yeux, c’était une feuille de chêne, dorée, magnifique. Je vis devant moi une étrange lueur dorée, flottant à hauteur de mes yeux. Soudain, cette lumière dorée et douce se posa sur tout ce qui m’entourait. Ce n’était pas le soleil déjà très bas sur l’horizon.

Cette lumière douce et dorée partait de ce point flottant, juste devant moi.

 

Intuitivement, j’étais venue en cet endroit, seule, j’avais fermé les yeux, ouvert la main…

Intuitivement, ou bien avais-je reçu quelque demande  imperceptible au niveau de la conscience ?

 

J’étais bien ; il n’y avait toujours aucun souffle de vent.

Avant de quitter le lieu, car la nuit allait tomber pour de bon, j’ai regardé tout autour de moi pour en garder l’image. Ce coin de forêt bretonne, c’est mon Brocéliande à moi. Je ne veux pas le situer, car il n’est pas fait pour tout le monde.

Juste une remarque ; j’ai su à quel moment je devais arrêter mes pas, comme si au-delà de ces pas, une porte invisible pouvait être franchie.




 A propos, savez-vous que Brocéliande est menacée de destruction, du fait d’un projet d’enfouissement de déchets industriels dans cette forêt ?

 

Il s’agit du notre patrimoine culturel, historique, légendaire, traditionnel ; on veut nous le détruire, et c’est notre culture, qu’on détruit tout autant. Une pétition circule sur le net à ce sujet. Brocéliande vaut bien votre signature.

Par Marie ROCA - Publié dans : Mes vécus.
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Vendredi 30 mai 2008

Marques d’Esus sur les arbres  visages formés sur le tronc des arbres   surnaturel   paranormal   mystères de la nature   celtes   gaulois

 

Les arbres d’Esus

 



Esus représenté sur le pilier des nautes trouvé à Paris.
 

En 1995, en vacances en Bretagne, je fis une découverte, à moins qu’il ne s’agisse pour moi d’une redécouverte.

 

Tout près de notre maison de location, partait un petit chemin fort agréable, bordé d’arbres, et qui débouchait sur une magnifique petite chapelle très ancienne, isolée, comme seule la Bretagne en a le secret.

 

Le chemin était incurvé, ce qui montrait à l’évidence qu’il s’agissait d’un ancien lit de ruisseau, ce qui me fut confirmé peu après par les gens du pays. Les arbres étaient donc un peu en surplomb de ce creux dans lequel nous marchions. Nous passâmes sous un arceau formé par les branches se touchant des deux rives, et j’eus l’impression de passer par une porte initiatique ; juste après avoir passé cette « porte », quelque chose me poussa à monter sur le talus et à poser ma main sur le tronc de l’arbre le plus proche. Je soulevai ma main, et alors je vis, formé par l’écorce de cet arbre, un chêne, un visage étroit auquel je sus aussitôt mettre le nom Esus.

Ce savoir était en moi.

Juste après, nous découvrîmes la magnifique petite chapelle de pierres.

 

 




Petite chapelle en Bretagne


Sur la commune où je demeure, bien loin de Bretagne, un jour où je n’avais pas le moral, je déambulais dans un parc public. Je fus soudain attirée par un grand buis, cet arbre pouvant être assez impressionnant, et je posai ma main sur le tronc ; la soulevant, je constatai qu’une fois encore, l’écorce formait naturellement ce visage étroit, ce visage que j’attribuai aussitôt à l’entité celte Esus.

 

Chez les celtes, Esus est à la fois protecteur de la nature, sous ses formes végétatives et minérales (pierres et ondes) mais aussi un régulateur de la nature, un initiateur aux énergies naturelles, celles des énergies souterraines et aériennes ; Esus sait reconnaître l’homme (ou femme) juste, de bon conseil, celui ou celle qui a vocation à devenir druide ou barde, celui ou celle qui sait relier le ciel à la terre, élever son esprit « de la terre jusqu’au ciel », atteindre à la transcendance, au divin.

 

S’il s’incarne, il devient I-ESUS.

I-Esus…Jésus.

Troublant…

Dans les deux cas, l’entité I-Esus et l’entité Jésus, sont en lien avec le bois. Esus est représenté en bûcheron ; le bûcheron coupe le bois. S’il devient I-Esus, incarnation d’Esus, il fait œuvre du bois : Jésus est fils de charpentier et a certainement aidé au travail du bois, et c’est sur le bois de planches de charpente qu’on le sacrifie.

 

J’ai depuis trouvé quelques autres arbres portant ce visage, toujours le même visage un peu étroit, et toujours, cela s’est passé de la même façon : attirée par un arbre, je pose la main sur son tronc, et sous ma main se trouve ce visage formé en relief par l’écorce…

 

Au fait, saviez-vous que le prénom Eugène, vient du nom gaulois Esu-gnatos, signifiant : fils d’Esus ?

Par Marie ROCA - Publié dans : Mes vécus.
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Jeudi 29 mai 2008

Ames  contacts d’âmes  communication d’âmes  spiritualité  surnaturel  paranormal

 

 

Emile, Francis, Maria, Cécile,

 

 

 

La famille de mon époux est très pieuse, au point que cela transparaissait immédiatement dans le comportement de ma belle-maman, de mon beau-père, de certains frères et sœur de ce dernier. Mon beau-père est toujours en vie, mais les quatre autres personnes que je vais évoquer sont décédées.

 




 

Emile

 

Emile était le frère aîné de mon beau-père ; il décéda plusieurs années avant que je ne connaisse mon époux. Emile était comme on dit, taillé en armoire à glace, très grand, carré, très musclé. Malheureusement, lors du service militaire, il contracta la tuberculose, et il mit quarante ans à en mourir, dans les souffrances que l’on imagine. Je n’avais jamais vu la moindre photo de lui. La maison de mes beaux-parents, est construite face à la maison natale de mon beau-père et de ses frères et sœurs. La première nuit que je passai chez mes beaux-parents, je dormis dans la chambre au-dessus de la leur. Dans la nuit, j’eus un rêve étrange et rassurant. Un homme très grand, costaud, très serein me parlait, mais il était dans une grande lumière blanche ; il me raconta son vécu, la fiancé à laquelle sa maladie l’avait contraint à renoncer… Il ne m’a pas dit son prénom, mais c’était à l’évidence l’oncle Emile dont mon époux m’avait parlé. J’en parlai à ma belle-maman et elle me montra une photo ; c’était lui ! A sa manière, il m’avait souhaité la bienvenue dans la famille, à moi qui venais d’ailleurs, en une région où il y a trente ans, on était attaché à se choisir un conjoint dans les villages environnants, et non pas, comme c’était le cas, dans un autre département.

 


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Francis

 

Je garde de Francis le souvenir d’un sourire magnifique, et de yeux verts pétillants de bonté. Il n’eut pas plus de chance que son frère Emile, puisqu’à l’âge de douze ans, il fut frappé de poliomyélite. Tant qu’il le put, il marcha ou se traîna avec des béquilles, se rendant utile toujours, sans se plaindre. Lorsque je le connus, la maladie l’avait depuis longtemps contraint au fauteuil roulant, et lui avait de surcroît pris le sens de l’ouie. Nous communiquions en parlant face à lui de manière articulée, et il lisait sur nos lèvres ; parfois, il était trop fatigué pour cela ; nous marquions sur une ardoise ce que nous voulions lui dire, et il nous répondait à voix haute. Il se rendait utile. Sa chambre avait été installée dans la pièce de séjour, et dans un coin, il avait un établi, et il bricolait pour la ferme, taillant les manches de pioches, fabriquant des cagettes, réparant ceci ou cela. Il demandait à ses neveux ou à son frère de lui rapporter telle pièce, rangée à tel endroit précis sous le hangar… Il lisait le journal et nous parlait de l’actualité. Rien ne lui échappait, son esprit et son regard pétillant vert étant très vifs. Francis avait gardé un caractère jeune et joyeux. Il s’est éteint un jour de printemps. Lorsque je passe devant la maison, aujourd’hui vendue et rénovée, il me semble toujours voir un bonhomme en casquette, m’adressant un signe et un sourire depuis son fauteuil roulant.

 


 

Maria

 

Maria était la sœur cadette de Emile, aînée de Francis et de Louis, mon beau-père. Elle avait eu un fiancé, mais ses parents lui avaient remontré qu’à leur mort, il faudrait bien que quelqu’un s’occupe des deux frères malades. Elle avait donc sous cette pression, renoncé à sa vie personnelle, et s’était consacrée à Emile et Francis. Par bonheur, ses neveux et nièces lui étaient très attachés, conscients de ce don de soi qui serait impensable de nos jours. Les années de sa vie ont filé en soins à ses frères, en leur entretien, avec quelquefois le bonheur d’un mariage ou d’une naissance autour d’elle. Elle donnait aussi de son temps aux travaux des champs. Sur le coup de la cinquantaine, un accident lui abîma le genou. Elle faisait son jardin, élevait ses lapins, et posait des pots de géraniums devant la maison, géraniums que les vaches du voisin mangeaient parfois au passage. Elle continua sans se plaindre jamais, à se dévouer pour ses frères.

Un jour, ses deux frères étant décédés, elle dut se demander si elle avait eu raison de sacrifier ainsi sa vie personnelle… Son genou blessé, la jambe ayant été rendue raide, la mit en péril, et l’amputation de la jambe l’aurait maintenue en vie ; elle choisit de renoncer à cette dernière épreuve dans une vie qui n’en avait pas manqué, et s’éteignit la veille de l’opération. Le jour de ses obsèques, à l’aube, je vis une forme lumineuse blanche devant notre lit ; je crois que mon époux la vit aussi. Nous avons pensé à Tatan Maria ; j’en conclus qu’elle avait une chose importante à nous dire. Par bonheur, dans la semaine, nous sûmes ce sur quoi elle voulait attirer notre attention. Plus tard, j’eus un rêve ; elle était rajeunie et heureuse, pleine de lumière.




 

Cécile

 

La maman de mon époux avait eu une enfance difficile. Son papa était revenu de la guerre de 14-18, complètement alcoolique, car pour envoyer les jeunes au casse-pipe, on les enivrait à la gnôle ! Il fut donc très dur avec son épouse et avec les aînées, deux filles Camille et Cécile. Il décéda alors que ses enfants étaient bien jeunes ; la maman de Cécile devait faire tourner la ferme et s’occuper des enfants. Elle choisit de confier la tenue de la maison et les soins aux plus jeunes à Camille, tandis que Cécile et elle s’occuperaient des champs, des bêtes et du jardin. Plus tard, œuvrer dans la ferme de son propre couple ne nécessita pas pour elle le moindre apprentissage. Elle mit au monde et éleva neuf beaux enfants. Généreuse, dévouée, elle était une lumière pour ceux qui la côtoyaient. Elle eut la maladie dite du « poumon du fermier » ; elle dut apprendre à survivre avec les bouteilles d’oxygène, de nuit, de jour. Elle eut du mal à supporter la canicule de 2003 en ces conditions, et elle fut hospitalisée au printemps suivant. Elle demanda au personnel soignant de ne pas pratiquer l’acharnement thérapeutique, et se mit à dire son chapelet, en dépit de sa souffrance… La dernière fois que je la vis, un dimanche, elle était squelettique, et égrenait son chapelet. Etait-elle consciente de notre présence ? Je l’entendis dire : « Oh Jésus, c’est si long de mourir. »

J’ai quitté la pièce, en larmes, et je suis allée m’asseoir auprès de ses cinq filles ; nous avons parlé, et je me souviens avoir dit très bas pourtant, qu’on devrait aider à partir, les gens qui souffrent autant et pour lesquels c’est sans espoir. Une infirmière passait à ce moment. M’a-t-elle entendue ?

Le lendemain matin, on nous annonçait son décès. Une infirmière dit à mes belles-sœurs :

«Votre maman était une sainte. Nous nous sommes attachées à elle. Nous venions souvent la voir ; parfois son chapelet tombait, et nous le ramassions et le lui mettions en main, et jours et nuits, elle l’égrenait.»

Je réalise la chance qui fut la mienne d’avoir eu Cécile pour belle-maman, et je la remercie d’avoir donné le jour à celui qui est mon époux depuis bientôt trente ans, et qui a hérité de la douceur de son regard. Aujourd’hui lorsque je vais dans sa maison, je m’attends toujours à la voir entrer dans la cuisine où nous discutons, à la voir ranimer le fourneau, sortir une tarte aux prunes de sa confection, nous servir le café… Les murs sont emplis de sa présence, et elle demeure en nous.




Louis

 

Louis a beaucoup travaillé ; outre ses neuf enfants, il avait en charge sa sœur et ses deux frères ; il leur faisait le bois pour le chauffage et la préparation de la nourriture. Le matin, il venait lever Francis et l’aider à se vêtir ; le soir, il aidait à le mettre au lit. Depuis le départ de Cécile, il se sent seul, malgré le passage régulier de ceux de ses enfants qui ne vivent pas loin. Il a toujours été très pieux ; il fut longtemps brancardier bénévole lors du pèlerinage à Lourdes. Les pèlerins croyaient avoir affaire à un prêtre et lui demandaient de dire des messes. Il est probable que si ses frères aînés n’étaient pas tombés malades, ceci l’obligeant à reprendre la ferme familiale, il serait entré en religion. Le destin en a décidé autrement.



 

Ces âmes simples, dévouées, généreuses, savaient répondre à autre chose qu’aux sirènes du dieu argent, sirènes qui mènent vite à l’abîme…

 

Que nous reste t’il ?

 

Par Marie ROCA - Publié dans : Mes vécus.
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Jeudi 29 mai 2008

Perceptions sensorielles démultipliées   paranormal   spirituel




Tout le monde se souvient de la série : » La sentinelle », série dans laquelle un homme avait des perceptions sensorielles distanciées. Je ne suis pas ainsi en permanence ; j’ai certes l’ouie très fine ; mon sens de l’odorat est aussi très performant, toutefois ce que j’ai vécu à plusieurs reprises, dépasse de loin les limites de la normalité.

 

J’ai longtemps travaillé dans un milieu professionnel qu’on peut qualifier de « panier de crabes » ; j’y ai vécu le harcèlement, les mises en quarantaines au retour de maternités… des joyeusetés que je ne souhaite à personne, d’autant, que mon travail et mon comportement étaient irréprochables, mais il est vrai que lorsqu’on veut se débarrasser d’une personne inattaquable sur ses qualités professionnelles, on en passe par des méthodes de pressions collectives. J’en ai terriblement souffert, des années durant.

 

A deux reprises, j’ai soudain capté auditivement ce que des personnes disaient de moi et ourdissaient, en conversant entre elles à voix très basse, en un endroit situé à environ 40 mètres de l’endroit où je me trouvais.

Il n’y avait pourtant aucun émetteur, ni aucun amplificateur dans les parages. C’était comme si ces personnes parlaient à hauteur de voix normale en ma présence, dans mon bureau. Ces deux fois, cela me permit de déjouer leur plan, avant même que ces personnes, dont un supérieur hiérarchique, ne le mettent en application.

 

Suis-je vraiment la seule personne à pouvoir relater un tel vécu ?

Je n’ai pas encore lu de témoignage su
Par Marie ROCA - Publié dans : Mes vécus.
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Jeudi 29 mai 2008

Rêves mystiques  rêves d’évolution  rêves de révélation  guidance spirituelle  êtres de lumière   surnaturel  paranormal

 

Rêve du temple d’énergie

 

 


 

Il y a de cela une dizaine d’années, j’eus l’un de ces rêves si puissants, si lumineux, si transparents, qu’au réveil on sait forcément que ce rêve n’est pas une invention de notre cerveau, mais bien un vécu de l’âme, une guidance spirituelle, dont on doit retirer quelque chose.

 

Dans ce rêve, je me déplaçais en volant, sans ailes je pense mais en volant. Tout n’était que sérénité, le paysage était lumière et beauté. Quatre ou cinq autres âmes, selon l’évidence de l’état dans lequel j’étais moi aussi, se déplaçait également dans les parages. Je vis soudain un temple de lumière magnifique. Les autres âmes ne semblaient pas le voir. Je m’approchais du seuil. La porte était ouverte.

Devant moi était une sorte de gros chaudron dont s’échappait une fine vapeur lumineuse. Je fus émerveillée car je compris qu’il s’agissait de l’énergie primordiale, celle qui forme toute chose et tout être de la création, de tous les mondes. Cette vision était pour moi merveilleuse.

Tout autour de moi étaient des œuvres d’art incomparables, faites de lumière irisée. Je me sentis privilégiée d’assister à ce superbe spectacle. Il fallait que je m’en revienne.

Je quittai ce seuil avec la pensée qu’il était fort dommage que la porte ne soit pas fermée, car n’y avait-il pas risque que ces magnifiques œuvres d’art ne soient volées ? Aussitôt, je vis un moine bouddhiste près de moi, et il me dit qu’il n’y avait pas de risque, car ils n’étaient pas plus que les doigts d’une seule main, ceux qui chaque siècle accédaient à ce temple.

« La clé, c’est l’esprit ! » -conclut le moine.

 

On aimerait ne pas s’éveiller après de tels rêves !





Ce que j’en conclus ? J’avais été jugée digne d’un immense privilège, élevée à voir des merveilles, avec l’impression d’être au plus près du saint des saints. Le véhicule était l’esprit ; La clé était l’esprit.


L'esprit,

Celui d’un moine bouddhiste, autant que celui d’une inconnue, agissant selon la parole christique, et aussi selon ses dispositions chamaniques, gardant l’esprit ouvert, pouvant se sentir proche d’un bouddhiste, d’un chamane amérindien, d’un druide antique… L’esprit n’a pas de religion. L’esprit n’a pas davantage de sexe. Certaines religions peuvent être une voie pour l’esprit, si chacun garde son libre-arbitre, si chacun peut faire évoluer librement son esprit, mais si la religion contraint l’esprit alors, elle est mauvaise. Si la religion devient pouvoir, alors elle emprisonne l’esprit. L’esprit n’a que faire de chaînes

Car il génère la lumière, si on veut bien se souvenir qu’il existe en nous, qu’il est notre force Notre chemin. La révélation est une chose Ce que les hommes en font et ce qu’ils en ont fait peuvent la gâcher.

Chacun est responsable de son esprit à travers l’usage qu’il fait de son libre arbitre, avec ou sans religion.

 

Un agnostique peut faire évoluer son esprit aussi bien qu’un chrétien ou un bouddhiste, s’il ne ferme pas la porte de son esprit, par peur, parce que la religion ou le religieux bloque toute possibilité de recherche spirituelle pour l’individu, s’il condamne cette ouverture d’esprit en y voyant le démon, et sans un minimum de questionnement personnel, de recherche,

L’esprit stagne et perd de sa lumière.

 

Voilà au fond tout ce que ce rêve m’a dévoilé.




Par Marie ROCA - Publié dans : Mes vécus.
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Mercredi 28 mai 2008

Sagesse des chefs indiens  Sages paroles des chefs indiens  chamanisme amérindien  le sens du divin dans la création surnaturel paranormal

 

Sages paroles des chefs indiens :

L’Homme blanc est étrange…

 

 

 

 

 

 

Chef Seathl dit Seattle (1786-1866)


En 1854 le président américain Franklin Pierce proposa au chef indien Seathl  ensuite nommé Seattle, de lui racheter les terres de sa tribu ; voici sa réponse, figurant dans le livre : « Sages paroles des chefs indiens » édité en 2003 par Marie Roca.

Quelques mois avant de se tuer en montagne en 1982, mon amie Régine m’avait fait découvrir ce texte publié en 1981 dans le magazine « Montagne ».
En 2003, alors que je rédigeais un roman comique, j’ai senti des présences et un appel impérieux à rédiger un livre sur les paroles des chefs indiens. Deux chefs indiens étaient en esprits près de moi : Seattle et Chef Joseph. Ils m’ont mis sur la voie des autres textes, à tel point qu'étant partie en vacances au bord de l'atlantique, je tombai sur une exposition consacrée aux amérindiens, ce qui me permit de découvrir et d'intégrer à ce livre, deux nouveaux textes. En quelques heures, sous cette guidance, faisant le rapprochement entre façon de penser et d’être des anciens celtes et des amérindiens, j’ai rédigé ce livre intitulé : « Sages paroles des chefs indiens »


"Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos moeurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

Je ne sais pas. Nos moeurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas. Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle - la bête, l'arbre, l'homme, ils partagent tous le même souffle. L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur.

Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit ou même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.
Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L'idée nous parait étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisant, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte est sacré dans le souvenir et l'expérience de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme - tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous . Le Grand Chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. II sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considèrerons donc, votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée. Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'évènements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants.

Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.
Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre. J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.
Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes? Si toutes les êÍtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère.
Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes. Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille.
Toutes choses se tiennent. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même. Même l'homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. II y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, c'est que notre Dieu est le même Dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc. Cette terre Lui est précieuse, et nuire à la terre, c'est accabler de mépris son créateur. Les blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus. Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du Dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'hommes et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent. Où est le hallier ? Disparu. Où est l'aigle ? Disparu. La fin de la vie et le début de la survivance.

Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute vos forces, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants, et aimez-le comme Dieu nous aime tous.
Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée. Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soin.
Nous savons une choses: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L'homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être somme-nous tous frères. Nous verrons ! "

PAROLES DU CHEF INDIEN SEATTLE texte extrait de "Pieds nus sur la Terre Sacrée".

 

 

Par Marie ROCA - Publié dans : Sagesse amérindienne
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  • : Je vis de nombreux faits dits paranormaux, de toutes sortes : revécus spontanés de vies antérieures, surtout la vie d'une femme druide de l'antiquité celte, vie celte que je relate dans le roman celte "Arianrhod" ; j'ai de fortes prémonitions,des apparitions d'anges, mais aussi de petites fées, etc... Après un long silence sur ces vécus, je souhaite les exprimer pour les partager.
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