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Mes németons gaulois…
Certaines personnes sont appelées par des lieux ou des types de lieux, car ils sont en rapport avec une incarnation passée, à laquelle elles doivent en cette vie se raccorder pour accomplir quelque chose, attendue d’elles.
Les németons étaient des lieux de culte gaulois, celtes donc, mais aussi lieux de méditation pour les druides, les bardes ou les aspirants à ces deux sacerdoces antiques.
Il s’agissait de bosquets, généralement situés sur une colline, à l’intérieur desquels étaient un ou plusieurs cercles de pierres.
N’imaginez pas des « sacrifices humains » dont, prêtant crédit à César, on nous rebattit tant les oreilles ; voyez plutôt des méditations silencieuses, des chants sacrés, des incantations.
Lors de mon mariage dans un village haut-savoyard, village de mon époux, la messe fut célébrée dans une vieille église. Un jour pour la préparation du mariage, le prêtre nous fit entrer par la sacristie, mais avant d’accéder à la sacristie, on trouve l’escalier montant au clocher, et en passant, sous cet escalier je sentis les vibrations très puissantes de fortes ondes ; je fus persuadée qu’un vieux puits se trouvait là-dessous, et que c’était un puits ayant servi à des cultes antiques.
Plusieurs années plus tard, j’appris qu’au-dessus du presbytère était une pierre servant de linteau, pierre gravée en latin d’une inscription dédicace « à la déesse étrangère » ; cette pierre avait été retirée du sol au dix-neuvième siècle, lors de travaux concernant l’église, et qui mirent à jour les vestiges d’un ancien temple romain. Plus tard, des fouilles indiquèrent qu’il y eut avant le temple romain, un németon sacré gaulois. Les trois lieux de culte s’étaient donc succédés au même endroit, et le puits sacré gaulois avait été récupéré pour le temple romain, puis fermé et le clocher avait été mis juste à l’aplomb du puits, ce qui ne constitue pas un choix hasardeux !
Le second németon est encore en partie authentique, ce qui est fort rare ; en partie, car une route départementale le scinde en deux parts ; néanmoins, le bosquet est bien là, ainsi que les vestiges d’un cercle de pierre, et ce bosquet est toujours animé de forces… magiques.
Inspirés par la lecture de mes romans celtes, plusieurs de mes lecteurs ont lancé un projet mêlant agriculture biologique et accueil ; pour cela, ils ont acquis une ferme sur le terrain de laquelle se trouve ce németon.
Vu de l’extérieur, on décèle tout de suite l’étrangeté de ce bosquet ; en effet, lorsque le vent agite les feuillages des arbres alentours, les arbres du bosquet ne bougent pas ; à l’inverse, lorsque les branches des autres arbres sont immobiles, les feuillages du bosquet remuent !
De l’intérieur, on sent que ce bosquet est « habité ». J’en ai fait la démonstration à certains des nouveaux propriétaires. J’ai approché la main des feuillages de l’un des arbres, au moment où le bosquet n’avait aucune agitation. La branche et elle seule, se mit à remuer.
De fait, ils avaient déjà eu l’occasion de s’apercevoir qu’on ne pouvait faire n’importe quoi en ce lieu, et que des forces surpuissantes s’y trouvent et réagissent.
L’ex compagnon d’une nouvelle propriétaire est terre-à-terre et très matérialiste. Il prit une tronçonneuse et commença à massacrer les buis de cet espace sacralisé. Tout d’un coup, une puissante force incontrôlable s’empara de la machine ; sa compagne essaya de l’aider à maîtriser l’engin, mais rien à faire, la tronçonneuse blessa l’homme à la main, et c’est seulement alors qu’ils en eurent de nouveau la maîtrise.
Cette jeune femme avait auparavant remarqué que lorsque ses enfants construisaient une cabane dans un arbre du bosquet, dès qu’ils s’absentaient un instant, la cabane se retrouvait à terre, alors que personne n’était venu.
Ils pouvaient édifier leur cabane sur un arbre hors du bosquet, et la cabane restait en place, mais dans le bosquet, systématiquement elle était jetée à terre.
Finalement, le compagnon de cette jeune femme a quitté ce lieu qui le rejetait, qu’il avait agressé et qui le lui avait bien rendu.
Au dessus de ce lieu, presque face au bosquet et regardant vers lui, un rocher a la silhouette… de la statue de Saint-Michel au sommet du Mont du même nom !
Voilà « mes » deux németons.
Jamais deux sans trois !


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